Ils étaient 435 sur la ligne de départ du trail nocturne de la Côtière, la frontale allumée, pour une course de nuit sur les coteaux qui dominent la plaine du Rhône, dans l’Ain. C’est une belle affluence pour une épreuve locale, portée par l’essor du trail partout en France.
Juste avant le départ, les photos de Didier Debes pour Le Progrès montrent des poignées de main, des tapes sur l’épaule et des encouragements lancés d’un dossard à l’autre. Tous ceux qui ont déjà couru une course populaire connaissent ce moment.
Puis le peloton a basculé dans le noir.
9, 14 ou 23 km: chacun choisit la longueur de sa nuit
L’épreuve ne se résume pas à une seule course. Le trail de la Côtière propose trois parcours: 23 km, 14 km et 9 km. Ce choix de distances répond à une logique simple: ouvrir la porte au plus grand nombre. Le 9 km est à la portée d’un coureur qui sort régulièrement le dimanche matin et veut découvrir le trail sans se mettre en difficulté. Le 23 km s’adresse à des pratiquants habitués aux sentiers, capables de gérer leur effort plus longtemps, sur un terrain varié et sans voir loin devant eux.
Entre les deux, le 14 km sert d’étape intermédiaire. Cette distance attire souvent ceux qui ont déjà terminé un premier trail court et cherchent la suite, sans passer d’un coup à un format beaucoup plus exigeant. Avoir trois distances permet aussi de réunir sur une même soirée des profils très différents, du curieux venu entre amis au compétiteur qui surveille son chrono.
Et la nuit change toutes les règles.
Courir à la frontale, qu’est-ce que ça change au juste?
Sur un sentier en plein jour, on voit à plusieurs mètres devant soi et on anticipe la racine, la pierre qui roule ou le virage. De nuit, la vision se limite au faisceau de la lampe frontale. Chaque pas demande plus d’attention, on ralentit naturellement et la fatigue nerveuse s’ajoute à la fatigue des jambes. Un chemin bien connu de jour peut devenir méconnaissable une fois le soleil couché.
Pour l’organisation aussi, l’exercice est plus exigeant. Le balisage doit se voir dans le noir, en général grâce à de la rubalise ou à des marques réfléchissantes. Les bénévoles postés aux carrefours ont un rôle de sécurité plus important qu’en journée. Pour le coureur, cela se traduit par une check-list simple avant de partir: une frontale chargée, si possible une lampe de secours, des vêtements adaptés à la fraîcheur des soirées d’octobre et beaucoup de vigilance.
C’est aussi ce qui fait le charme de l’exercice. Les traileurs viennent chercher cette image: une file de lumières qui serpente à flanc de coteau, avec les lumières de la vallée en contrebas.
Pourquoi le trail de nuit séduit dans l' Ain
Beynost Evasion, un compte à rebours et des centaines de dossards
Une course de ce type repose rarement sur une grosse structure. Le trail de la Côtière s’appuie sur les forces locales. Son partenaire Beynost Evasion a annoncé sa participation sur les réseaux sociaux, avec un rendez-vous le 18 octobre pour une édition by night. Les organisateurs avaient aussi lancé un compte à rebours en ligne, avec un message J-7 avant le trail nocturne. C’est une communication artisanale, mais elle suffit à mobiliser les coureurs du coin et les clubs voisins.
L’épreuve n’a rien d’une nouveauté. Elle avait déjà été annoncée à Beynost pour sa 19e édition, un samedi 17 octobre, avec 400 participants attendus par les organisateurs. Avec 435 coureurs au départ de cette édition nocturne, la participation reste du même ordre, et même un peu au-dessus.
Pour se représenter 435 personnes, il suffit d’imaginer une salle des fêtes pleine à craquer. Dans une commune de la Côtière, un tel rassemblement se remarque: voitures garées autour du départ, proches venus encourager, bénévoles mobilisés toute la soirée.
C’est une course de village, mais pas une petite course.
4 900 courses, 1,4 million de coureurs: un rendez-vous de l’Ain porté par la vague du trail
Le succès de ce rendez-vous fait partie d’un mouvement bien plus large. En France, le trail compte 4 900 courses et 1,4 million de coureurs, d’après les chiffres publiés lors de l’annonce de la 19e édition. Ces chiffres montrent que la discipline n’est plus une niche réservée à quelques montagnards aguerris.
Pour un coureur ordinaire, cela signifie une chose: plus besoin de partir loin pour courir sur les sentiers. Des épreuves comme celle de la Côtière, aux portes de l’agglomération lyonnaise, constituent l’essentiel du calendrier. Ce sont elles qui accueillent les débutants, qui servent d’entraînement aux coureurs confirmés et qui font vivre les clubs et les associations locales.
Le format de nuit est un atout de plus. Il permet de se démarquer dans un calendrier chargé, attire des coureurs en quête d’une expérience différente et tombe bien à une période où les journées raccourcissent. Le soir, les coureurs qui travaillent en semaine peuvent aussi courir sans bloquer toute leur journée.
Ici, le noir n’est pas une contrainte. C’est l’argument.
Prochaine édition: comment ne pas rater son dossard
Pour ceux qui ont regardé passer les frontales avec un peu d’envie, l’épreuve figure déjà au calendrier 2026 sur les plateformes spécialisées. On y trouve les parcours, le dénivelé, la trace GPS, les tarifs et l’adresse du départ. Les résultats y sont aussi consultables, ce qui permet de comparer son niveau aux temps réalisés sur chaque distance.
La participation tourne autour de 400 coureurs, et elle a dépassé ce chiffre cette année: mieux vaut donc ne pas attendre la dernière semaine pour s’inscrire. Pour un débutant, le plus raisonnable est de viser le 9 km, de faire quelques sorties à la frontale sur un chemin connu, et de garder le 23 km comme objectif pour une saison suivante.
Trail nocturne de la Côtière: les chiffres clés
- 435 coureurs au départ du trail nocturne de la Côtière
- Trois distances: 9, 14 et 23 km
- Course organisée à Beynost, dans l' Ain
- Beynost Evasion partenaire de l'édition de nuit
- Le trail compte 1,4 million de coureurs en France
Cet article a été rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.




