Neuvième de l’UTMB fin août, le Manchois Yannick Noël arrive à Millau en grand favori de l’Endurance Trail des Templiers, ce vendredi 16 octobre. Deux fois vainqueur de la plus longue course du festival, il vise un troisième succès. Le traileur a résumé son état d’esprit d’une formule auprès d’Ouest-France : il se dit « heureux de retrouver des courses à taille humaine ». Après Chamonix, ses foules et son plateau mondial, les Grands Causses font figure de terrain familier. Le boulanger-pâtissier, installé aux Deux-Alpes, y a déjà gagné deux fois. Le site actu.fr le présente comme l’homme à battre. Sa forme estivale plaide pour lui. Son historique aussi.
Neuvième à Chamonix, favori sur le Larzac sept semaines plus tard
Le calendrier de Yannick Noël laisse peu de place au repos. Fin août, il a pris la 9e place de l’UTMB, la référence mondiale de l’ultra-trail. Moins de deux mois plus tard, il se présente sur l’Endurance Trail avec le statut de grand favori, selon actu.fr. Ce scénario n’est pas nouveau. En 2025, Ici Isère le signalait déjà 7e de l’UTMB, avant un départ pour la Diagonale des Fous à La Réunion. Deux top 10 consécutifs autour du Mont-Blanc. La régularité est là, et elle ne doit rien au hasard.
La phrase rapportée par Ouest-France éclaire ses choix. L’UTMB, c’est Chamonix en pleine saison, un plateau international et une pression médiatique constante. Les Templiers jouent sur un autre registre. Le festival rassemble pourtant plusieurs milliers de passionnés chaque automne, venus de toute la France et de l’étranger. Mais l’ambiance reste celle d’un rendez-vous ancré dans son territoire. Le Manchois y retrouve des repères, des sentiers déjà parcourus et un public qui connaît son nom. Le Larzac lui a réussi deux fois. Pourquoi changer ?
Le pari comporte sa part de risque. Enchaîner un ultra de l’envergure de l’UTMB et une course de près de 100 km en moins de deux mois exige une récupération maîtrisée. Le Manchois connaît l’exercice. L’an passé, il avait déjà enchaîné Chamonix et le Grand Raid de La Réunion, couru lui aussi en octobre. Cette saison, il a choisi Millau. Le choix se tient. Les Templiers offrent un format plus court qu’à Chamonix, un terrain connu et une concurrence qu’il a déjà dominée. Le statut de favori change pourtant la donne. Il ne court plus pour surprendre, mais pour confirmer.
99,2 km et 4 270 m D+ : le précédent de la 30e édition
Le palmarès parle pour lui. Lors de la 30e édition des Templiers, l’Endurance Trail ouvrait les festivités. À 4 heures du matin, 1 300 coureurs s’élançaient pour 99,2 km et 4 270 mètres de dénivelé positif, selon Esprit Trail. Yannick Noël l’a emporté « haut la main », d’après le même média, qui saluait alors une nouvelle victoire du Normand sur l’épreuve. Chez les femmes, Julia Harnie signait ce jour-là son premier succès sur un ultra. La même journée accueillait aussi l’Intégrale des Causses et le Marathon du Larzac.
Esprit Trail relevait également la place croissante des femmes sur la ligne de départ. Un axe défendu de longue date par Odile Baudrier, fondatrice des Templiers. L’Endurance Trail reste la plus longue distance du festival. Elle impose un départ de nuit et plusieurs heures à la frontale. Pour un coureur habitué aux quelque 170 km de l’UTMB, le format paraît presque court. Le terrain, lui, ne fait aucun cadeau. Les Grands Causses alignent des montées raides, des plateaux calcaires et des ruines médiévales sur le parcours. Les écarts s’y creusent vite. Noël l’a prouvé en 2024.
Endurance Trail 2026 : ce qui se joue à Millau
De Neuville-au-Plain aux Deux-Alpes, le parcours d’un boulanger-traileur
Yannick Noël n’est pas un pur produit des filières d’athlétisme. Il est originaire de Neuville-au-Plain, petit village de la Manche proche de Sainte-Mère-Église, selon le portrait publié par Athlé Expliqué. Ancien footballeur, il a découvert le trail relativement tard. Le déclic s’est produit à La Réunion, d’après Ici Isère. C’est là qu’il a rencontré la discipline. C’est aussi pour cette raison que le Grand Raid garde une place particulière dans son cœur de coureur.
Son métier tranche dans un milieu de plus en plus professionnalisé. Il est boulanger-pâtissier. Il jongle entre une vie professionnelle nocturne et des entraînements de jour, rappelle Athlé Expliqué. Installé aux Deux-Alpes depuis plusieurs années, il cumule toujours cette double activité, selon Ici Isère. Le relief de l’Isère lui offre un terrain d’entraînement que la Manche ne pouvait pas fournir. Un fournil. Des montagnes. Des dossards. Le modèle tient depuis plusieurs saisons, et ses résultats sur l’UTMB comme aux Templiers le confirment. Son profil détonne face aux coureurs sous contrat à temps plein. Il n’en est pas moins compétitif. Son parcours rappelle une spécificité du trail français : des coureurs venus d’autres horizons, capables de rivaliser avec les meilleurs mondiaux sur les formats longs.
32e édition du 15 au 18 octobre, entre Millau et Peyreleau
Le festival 2026 se tient du 15 au 18 octobre à Millau. Il s’agit de la 32e édition de ce que les organisateurs présentent comme le plus ancien trail français. Les départs et arrivées se répartissent entre Millau, le site de la Graufesenque, Notre-Dame de la Salvage et Peyreleau. Les parcours traversent les causses Noir, du Larzac et Méjean. Le programme publié prévoit des départs vendredi 16 octobre à 4 heures puis 4 h 25, en deux vagues. Un horaire calqué sur celui de 2024 pour l’Endurance Trail.
Le festival aligne plusieurs formats. Le Grand Trail des Templiers, l’Endurance Trail, le Boffi Fifty, le VO2 Trail et la Monna Lisa Trail composent l’ossature du programme. Des courses pour débutants, cadets et enfants complètent l’affiche. Le Grand Trail reste la course reine. Il attire chaque année une partie de l’élite mondiale. L’événement est décrit comme une pierre angulaire de la scène européenne du trail, avec musique live, gastronomie locale et salon dédié. Yannick Noël, lui, a fait un autre choix : la distance la plus longue.
3 000 euros pour l’Endurance, 10 000 sur le Grand Trail
Côté chiffres. Le trail se professionnalise, et le Grand Trail des Templiers a été l’un des premiers à récompenser ses vainqueurs, rappelle Midi Libre. Trois courses du festival sont primées. Sur l’Endurance Trail, seuls les trois premiers touchent un chèque : 3 000 euros pour le vainqueur, 1 500 pour le deuxième, 1 000 pour le troisième. Les montants sont identiques chez les hommes et chez les femmes. Une règle appliquée aux épreuves primées à Millau.
L’écart avec la course reine est net. Le Grand Trail, long de 80,7 km pour 3 443 m de dénivelé positif, distribue 46 000 euros au total. Le premier empoche 10 000 euros, le dixième 400. Le Marathon des Causses complète le dispositif avec 6 000 euros. La plus longue course n’est donc pas la mieux dotée. Le paradoxe ? Il n’en est pas un pour Yannick Noël. Son profil d’ultra-traileur le pousse vers les longues distances. C’est sur ce terrain qu’il a déjà gagné deux fois à Millau. Et c’est là qu’il revient, auréolé de sa 9e place à Chamonix. Pour lui, une troisième victoire pèserait davantage que le chèque. Elle confirmerait une domination installée sur une épreuve qu’il a déjà remportée deux fois, face à un plateau qui se renouvelle chaque automne.
Deux victoires au compteur. Une troisième en ligne de mire. Départ à 4 heures, vendredi.
Yannick Noël aux Templiers : les repères clés
- Yannick Noël a terminé 9e de l'UTMB fin août
- Il vise une troisième victoire sur l'Endurance Trail
- Départ prévu vendredi 16 octobre à 4 heures
- Le festival se tient du 15 au 18 octobre à Millau
- Primes identiques pour hommes et femmes
Cet article a été rédigé avec l'assistance de l'intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Trail des Templiers Hoka 2026 : dates, parcours, inscriptions
- Grand Trail des Templiers | Millau, France | 16-18 oct. 2026 (ven.-dim.)
- Trail L’Aube des Templiers 2026 – Bar-sur-Seine
- Trail des Templiers : hébergement à Nant | Gîte La Barbaresque
- Trail des Templiers 2025 à Millau : Combien gagnent les vainqueurs des courses du Festival des Templiers ? – midilibre.fr




