Six sorties par semaine, et l’envie d’en faire encore davantage. Dans un portrait publié par Ouest-France, un coureur de Loire-Atlantique résume sa passion du trail d’une formule : « On veut toujours plus ». Ce témoignage éclaire une discipline en plein essor dans un département pourtant dépourvu de montagnes.
Le chiffre frappe d’abord. Six entraînements hebdomadaires, c’est presque une sortie par jour, avec un seul jour de répit pour le corps comme pour l’agenda.
Pour un amateur qui travaille, ce rythme suppose de caser la course avant le bureau, à la pause déjeuner ou à la nuit tombée. Le sportif le présente pourtant comme un choix, pas comme une corvée.
Sa formule, « On veut toujours plus », dit beaucoup d’une discipline où chaque objectif atteint appelle le suivant. Un premier trail court en entraîne un plus long, puis un parcours plus vallonné, puis une distance encore jamais tentée.
Six sorties hebdomadaires, le double d’un coureur « confirmé »
Pour mesurer ce que représente ce volume, il faut le comparer aux repères du milieu. L’organisme Atout Running propose des stages pour coureurs confirmés en Loire-Atlantique. Il s’adresse à des pratiquants qui courent depuis 2 à 5 ans, à raison de 2 à 3 séances hebdomadaires d’au moins une heure.
Le coureur interrogé par Ouest-France se situe donc au double, voire au triple, de ce profil déjà jugé avancé. Là où un passionné ordinaire court le mardi et le dimanche, lui enfile ses chaussures presque tous les jours.
Au quotidien, un tel planning ressemble à celui d’un musicien qui répète chaque jour. Les sorties structurent la semaine, et le reste s’organise autour : repas, sommeil, vie de famille.
Les stages d’Atout Running misent sur des entraînements variés, mêlant fractionné et sorties longues, pour travailler à la fois l’endurance et la vitesse. C’est la logique de la plupart des traileurs assidus : aucune séance ne ressemble à la précédente, et cette variété permet d’enchaîner les sorties sans s’user.
36 trails au calendrier de Loire-Atlantique pour 2026-2027
Cette soif de kilomètres trouve de quoi s’étancher sans quitter le département. Le site spécialisé Gotrail recense 36 trails en Loire-Atlantique dans son calendrier 2026-2027.
À l’échelle des Pays de la Loire, le site Reference Trail compte une centaine d’épreuves réparties tout au long de l’année. Il met en avant des décors qui vont de l’océan Atlantique aux vignobles, en passant par le bocage.
Les formats restent souvent abordables pour un amateur. À Guémené-Penfao, l’Entente Nord Loire 44 organise en 2026 un trail avec un parcours de 15 km. À Chaumes-en-Retz, le Trail du Ruisseau propose des boucles de 13 et 23 km.
Dans le vignoble nantais, au Pallet, la Win’e Off Course décline des distances de 12 et 20 km. Pour un coureur qui « veut toujours plus », ce maillage permet de trouver un dossard régulièrement, sans avaler des heures de route à chaque course.
Pour le budget d’un ménage, la proximité compte. Courir près de chez soi plutôt qu’à l’autre bout de la France, c’est un week-end sans nuit d’hôtel et un plein d’essence en moins.
Courir six fois par semaine : avantages et risques
Pas de montagne, mais le GR 34 et le GR 8 à portée de foulée
Le mot trail évoque spontanément les sommets alpins ou pyrénéens. En Loire-Atlantique, le relief se cherche ailleurs : coteaux, chemins creux, sentiers côtiers et bords de Loire.
Le département sert de point de jonction à deux grands itinéraires de randonnée. Le GR 34, long de 1 700 km depuis le Mont-Saint-Michel, trouve son terminus à Saint-Nazaire. Le GR 8 part de Saint-Brevin-les-Pins pour filer jusqu’à Sare, au Pays basque.
Le terrain de jeu attire du monde. Sur l’application Komoot, le guide des meilleurs parcours de course en Loire-Atlantique affiche près de 141 000 coureurs et plus de 5 600 sorties partagées par sa communauté.
Pour un habitant de Nantes ou de Saint-Nazaire, la conséquence est simple : nul besoin de partir en week-end pour trouver des sentiers. Une boucle en forêt, le long de l’estuaire ou sur le littoral suffit à varier les terrains d’une sortie à l’autre.
L’absence de grands dénivelés oblige aussi à ruser. Faute de cols à gravir près de chez eux, les traileurs de l’Ouest enchaînent souvent les petites côtes en répétition pour préparer les courses de montagne.
« Toujours plus » : où s’arrête la passion, où commence l’excès ?
La formule du coureur résume l’attrait du trail, mais elle en montre aussi le revers. Allonger sans cesse les distances et la fréquence expose à la fatigue accumulée et aux blessures de surcharge, bien connues des médecins du sport.
Tendinites, douleurs aux genoux, fractures de fatigue : ces blessures touchent souvent des coureurs qui ont augmenté leur volume trop vite. Le corps s’adapte, mais à son propre rythme, pas à celui de l’enthousiasme.
Les entraîneurs répètent la même règle : progresser par paliers, intégrer des semaines plus légères, soigner le sommeil. Dans un planning à six sorties, le jour de repos n’a rien d’un luxe, il fait partie de l’entraînement.
Les signaux faibles méritent aussi l’attention : une douleur qui persiste d’une sortie à l’autre, un sommeil perturbé, une lassitude inhabituelle. Lever le pied quelques jours coûte moins cher qu’un arrêt de plusieurs semaines.
L’autre risque est moins physique. Quand la course occupe six créneaux par semaine, la frontière entre loisir et obligation peut devenir floue, et la motivation s’émousser si les objectifs s’enchaînent sans pause.
Courir deux fois ou six fois par semaine : par où commencer ?
Six sorties hebdomadaires ne constituent pas un objectif pour un débutant. Le profil « confirmé » décrit par les organismes de stage tourne autour de deux à trois séances, et seulement après plusieurs années de pratique.
Pour se lancer, le plus simple consiste à viser une épreuve courte du calendrier local, de l’ordre de 12 à 15 km, comme en proposent Le Pallet ou Guémené-Penfao. Ces distances permettent de découvrir les chemins et l’ambiance d’un départ sans mettre l’organisme en difficulté.
L’équipement de départ reste modeste : une paire de chaussures adaptées aux chemins, une tenue respirante et, pour les sorties plus longues, de quoi boire. Il est inutile d’acheter du matériel haut de gamme avant de savoir si la discipline plaît.
Rejoindre un club ou un groupe de course facilite aussi la progression. On y apprend à doser l’effort, à alterner séances rapides et sorties tranquilles, et on y trouve des partenaires pour les matins de pluie.
Le coureur de Loire-Atlantique, lui, n’a pas fini d’allonger la liste de ses objectifs. Avec plusieurs dizaines de trails au calendrier du département, la question n’est pas de savoir s’il trouvera une prochaine course, mais laquelle il cochera en premier.
Trail en Loire-Atlantique : les repères chiffrés
- Un traileur de Loire-Atlantique court six fois par semaine
- Un coureur confirmé fait en général 2 à 3 séances hebdomadaires
- 36 trails sont recensés dans le département pour 2026-2027
- Les Pays de la Loire comptent une centaine d'épreuves de trail
- Le GR 34 s'achève à Saint-Nazaire, le GR 8 part de Saint-Brevin-les-Pins
Cet article a été rédigé avec l'assistance de l'intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.




